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RONCE-ROSE

On dira qu’au départ c’est le carnet secret d’une petite fille qui a un drôle de rapport au monde comme c’est normal d’avoir un drôle de rapport au monde quand on est une petite fille.

On dira que c’est une petite fille qui a un drôle de papa et de tonton, comme c’est pas trop normal pour une petite fille, d’avoir un papa gangster et son associé comme tonton, et des drôles de voisins aussi, une sorte de sorcière et un unijambiste.

On dira que par contre c’est plus très drôle quand ils disparaissent, comme ça, le fameux papa et le tonton, du jour au lendemain sans prévenir. Et que la petite fille doit se lancer, pour les retrouver, à l’assaut du monde sans autre lasso que son carnet et puis son histoire à se raconter.

Éric Chevillard nous fait là un très beau cadeau. Il nous parle en enfance sans jamais y tomber. Sans jamais nous jouer le coup de l’imitation. Pas de pseudo-langage enfantin, au contraire, de la belle et grande littérature. Mais posée sur un regard et une langue en perpétuelles découvertes, comme si le monde s’ouvrait sous ses doigts avec la candeur et la cruauté du chasseur de trésors et de l’orpailleur de l’extra-ordinaire.

Et comme en plus du plus, on n’est pas dans un livre et que c’est Jean-Louis Baille qui est l’acteur de ce monologue, tout ça revient à se poser une sacrée question : comment ça fait et ça se fait de jouer avec les mots d’Éric Chevillard à être une petite fille quand on est un homme de 54 ans et qu’on est sur une scène de théâtre devant des gens…


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ET APRÈS

Et Après est un spectacle à propos d’un spectacle inspiré d’un spectacle…

C’est pas clair ? Reprenons dans l’autre sens. Au départ il y a Fugues, un projet sur le thème de la fugue et inspiré de la forme musicale de la fugue avec une équipe importante qui n’a pu aboutir et a été abandonné il y a trois ans par la compagnie. Après il y a Et Après, le spectacle prévu qui fait « suite » à Fugues avec une équipe réduite, sur le même thème mais autrement.

Et encore après, il y a ce spectacle, le vrai, auquel assiste le public en direct, qui n’est ni Fugues ni le Et Après prévu – même si un peu quand même – mais une sorte de fausse improvisation provoquée par le fait que le musicien du spectacle a disparu, donc que le spectacle ne peut pas commencer et qu’en attendant il faut bien s’occuper du public. Et le pire c’est que même quand le musicien réapparaît de manière totalement inattendue, ça continue… Enfin ça continue pas, ça continue à ne pas se passer comme prévu…

Confronté dès le départ à un événement déconcertant, une perturbation ludique et jubilatoire, le public est amené à accompagner pas à pas, œil à œil, les acteurs dans une trajectoire inattendue, faite de chutes, d’élans, d’arrêts, de rebondissements.

C’est en même temps un hymne au théâtre, à ses doutes, à ses failles et à ses espérances, et une remise en question de ses codes.…


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FIN DE PARTIE (Création 21-22)

Debout ou assis
Telle pourrait être en somme, ou en creux
La situation de cette fin de partie
Hamm, le maître des lieux, aveugle
Dans son fauteuil roulant
Ne pouvant se lever

Clov, son fils adoptif, l’esclave-valet du père tyran,
Dans la difficulté de son corps souffrant,
Ne pouvant s’asseoir

Et dans leurs poubelles, les parents de Hamm
Culs de jatte
Ni debout donc
Ni vraiment assis

Et voilà, le tour est joué, le bon tour, tour de couillon

Les voilà
Contraints de continuer leur partie
De jouer jusqu’au bout au jeu d’une fin qui n’en finit pas de finir
La leur (on s’en tiendra là)
Avec presque rien
Même si quand même…
Un fauteuil donc, des poubelles, un escabeau, une longue-vue, un chien en peluche, un réveil, un mouchoir, un biscuit…
C’est pas rien non plus pour jouer à ce jeu-là
Pour recommencer encore et encore
Épuiser ses variantes jusqu’au bout
Pour tourner en rond, sans se retourner
Ni évidemment se détourner…
Coincés qu’ils sont là dans leur « refuge »
Avec deux fenêtres comme seule ouverture
Comme seule vision sur le monde
Monde extérieur qui semble, lui, en avoir fini depuis un bout de temps

À moins que ce ne soit ni plus ni moins que deux fenêtres
Sur la scène du théâtre, le leur, le nôtre
Ne donnant sur nul autre vide que celui des coulisses
Celui avec lequel on fait semblant
Pour continuer la partie.
Pour continuer le jeu de la fin…


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Les spectacles de la compagnie

Les prochaines dates

13 juillet
— 17 juillet 2020


Théâtre 14, 20 avenue Marc Sangnier, 75014 Paris à 15h30

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RONCE-ROSE

Cie LES INDISCRETS

Théâtre

Équipes et Cies